France : Un ralentissement de la croissance des crédits en septembre

Un ralentissement de la croissance des crédits aux entreprises et aux ménages a été enregistré. Mais cette croissance reste mieux orientée que dans l’ensemble de la zone euro, où le crédit est en contraction.

Selon des données brutes publiées par la Banque de France, les encours de crédits aux entreprises non financières ont ainsi progressé de 0,6% en rythme annuel au mois de septembre dernier, tandis que leur hausse était de 1,6% en août.

Ce mouvement est le reflet d’une poursuite de la diminution des crédits d’investissement en France, dont +2,9% après +3,2% en août, +3,5% en juillet et +3,9% en juin, ainsi qu’une accentuation en parallèle de la constriction des crédits de trésorerie, dont -5,3% après -3,5%.
Quant aux crédits des banques aux ménages, l’évolution annuelle de leurs encours a été de 3,0% en septembre après 3,2% en août et 3,4% en juillet.

Un ralentissement accru des crédits à l’habitat

Les crédits qui ont été le plus touchés par cette décélération sont les crédits à l’habitation, dont +3,5% après +3,7% et +3,9% en août et septembre. A côté, la croissance des crédits de trésorerie s’est stabilisée à un niveau assez faible de +0,9% après 0,8%.

L’attitude des banques n’a rien à voir

Selon le gouverneur de la Banque de France, auditionné par la commission des Finances de l’Assemblée Nationale, cette évolution de la distribution des crédits tenait pour l’essentiel à la demande, et non à un durcissement de l’attitude des banques. Jusqu’à maintenant, nous n’avons pas du tout décelé des prémices d’un ‘crédit crunch’, a dit M. Christian Noyer, en précisant que la France se situe actuellement à la deuxième place de la zone euro, derrière l’Allemagne, en termes de croissance des crédits accordés.

En effet, l’évolution des financements au secteur privé a été négative de 1,3% pour l’ensemble des pays de la zone euro, en septembre. L’évolution des crédits classiques a reculé de 0,8% après avoir déjà baissé de 0,6% en août et de 0,4% en juillet, selon les données publiées par la Banque centrale européenne. Selon cette même source, les crédits aux entreprises non financières se sont contractés de 1,2%, et l’évolution des encours aux ménages a été tout juste positive, de 0,1%.