Des taux d’intérêt en continuelle baisse et des acquéreurs de plus en plus réticents

Les taux d’intérêts des crédits immobiliers ne cessent de baisser, et voilà que les acheteurs se montrent davantage plus prudents. Ce paradoxe touche également le Nord-Pas-de-Calais.

Baisse des taux d’intérêts dans l’immobilier

Les taux de crédit continuent de baisser, et ils se rapprochent même des minima que l’on a connus en 2005-200- actuellement. Pourtant, force est de constater que le volume de prêts accordés depuis deux ans environ a baissé.

Cependant, cette baisse ne peut se poursuivre éternellement, vu que les taux sont déjà aussi faibles. En tout cas, c’est ce que pense Pierre Dehove, un courtier dans l’immobilier. Ce serait le meilleur moment pour en profiter et ne plus avoir peur d’acheter.

Mais pourquoi les clients ont-ils peur d’acheter ?

Cette frilosité des futurs acquéreurs pourrait s’expliquer de trois manières, toutes d’ordre psychologique, selon Maël Bernier, responsable de la Communication et porte-parole du site Internet Empruntis, courtier en ligne : d’abord l’anxiété due aux plans sociaux et aux licenciements, ensuite le fait d’être dans un Europe mal en point où l’on a peur de payer pour les autres, et enfin, la menace de la fiscalité, où de nouvelles taxes arrivent tous les deux jours. C’est ce qui explique la baisse de la demande de 25% depuis 2010, période où l’impression de sortie de crise avait impulsé un nouvel élan au marché.

Le cas du Nord-Pas-de-Calais

Cette baisse d’intérêt pour le crédit immobilier ne se manifeste pas de la même façon dans chaque région de France. Au Nord-Pas-de-Calais, le taux de crédit n’est pas aussi intéressant et aussi bas que celui de la région Ouest. En effet, il y a plus de banques classiques que de mutualistes dans cette région. Ainsi la concurrence est moins importante et les banques ne pratiquent pas la même guerre des prix. Mais selon Serge Maître, porte-parole de l’AFUB, cette situation s’expliquerait également par le fait que le Nord-Pas-de-Calais soit une région sinistrée, où les banques pourraient considérer les risques plus importants.
Toujours selon Serge Maître, les banques devraient assouplir leurs critères d’éligibilité au lieu de baisser continuellement leur taux, afin de trouver des acquéreurs. Effectivement, il est quasiment impossible aujourd’hui d’obtenir un prêt sans un apport de 10%.